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Actualités

21.09.2017

Dans trois ans, la moitié des repas sera livrée

Tout a commencé avec les pizzas. Puis en quelques années, tous les types de restaurateurs se sont mis à livrer des repas. La tendance n'a pas échappé à Laurent Terlinchamp, Président de la Société des Cafetiers. "Nous vivons une période de mutation, il n'y a aucune raison que la restauration y échappe", dit-il.


Ni les chercheurs en économie ni l'organe qu'il préside ne disposent de chiffres sur le poids de la livraison chez les restaurateurs genevois, mais le représentant de la branche parie que "dans trois ans, la moitié de ce qui sera mangé à Genève aura été livrée". Quel restaurateur peut s'en passer aujourd'hui ? "Ceux qui servent des spécialités incontournables", répond Laurent Terlinchamp. En tant que Président de la faîtière, l'homme se félicite que "l'offre se diversifie, que les professionnels soient en phase avec les besoins de la clientèle". En revanche, il doute que le système actuel - les restaurateurs versent une commission de 20 à 30% sur les plats qu'ils préparent au service de livraison - soit pérenne. "Pour l'heure, ils acceptent avec l'objectif de dynamiser leur activité et se faire connaître. Mais les tarifs sont souvent en dessous de ce qu'ils devraient être, explique-t-il. A trop jouer sur les prix, on discrédite la profession. Il va falloir être attentif aux dérives."

Quant aux plates-formes en ligne de livraison de repas, elles se divisent en trois catégories : celles qui référencent des restaurants disposant de leurs propres livreurs, celles qui engagent et envoient leurs coursiers pour effectuer les livraisons, et, enfin, celles qui proposent leurs propres plats livrés. Là encore, le système devrait rapidement changer, présage Laurent Terlinchamp. "Soit un gros acteur international de la livraison va s'implanter, soit un petit d'aujourd'hui va manger les autres et devenir grand."

 

Luca Di Stefano

Article Tribune de Genève du mercredi 20 septembre 2017